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Indice de Perception de la Corruption 2025

L’ordre mondial est mis à rude épreuve par la rivalité entre les grandes puissances et le dangereux mépris des normes internationales. Les conflits armés et la crise climatique ont des effets meurtriers, et les sociétés sont de plus en plus polarisées. Pour surmonter ces difficultés, le monde a besoin de dirigeants guidés par des principes et d’institutions fortes et indépendantes qui agissent avec intégrité pour protéger l’intérêt public. Pourtant, nous constatons trop souvent l’absence d’une bonne gouvernance et de dirigeants redevables.

Dans de nombreux pays, les dirigeants invoquent des questions sécuritaires, économiques ou géopolitiques pour centraliser le pouvoir, mettre à l’écart les contre-pouvoirs et revenir sur les engagements pris à l’égard des normes internationales, y compris les mesures de lutte contre la corruption. Trop souvent, ils considèrent la transparence, le contrôle indépendant et la redevabilité envers le public comme des éléments facultatifs.

L’Indice de perception de la corruption 2025 (IPC) mesure les niveaux perçus de corruption dans le secteur public dans 182 pays et territoires à l’aide de 13 sources de données indépendantes, sur une échelle allant de 0 (fortement corrompu) à 100 (très peu corrompu). Cette année, pour la première fois depuis plus de dix ans, la moyenne mondiale de l’IPC a chuté jusqu’à seulement 42 sur 100. La grande majorité des pays ne parviennent pas à maîtriser la corruption : 122 pays sur 182 obtiennent un score inférieur à 50 sur l’indice. En outre, le nombre de pays obtenant une note supérieure à 80 est passé de 12 il y a dix ans à seulement 5 aujourd’hui. On observe en particulier une tendance inquiétante à la dégradation de la perception de la corruption dans certaines démocraties, des États-Unis (64), du Canada (75) et de la Nouvelle-Zélande (81) jusqu’à plusieurs pays européens, comme le Royaume-Uni (70), la France (66) et la Suède (80).