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Les risques liés aux flux financiers illicites en Afrique

Les flux financiers illicites constituent un défi majeur pour le développement des pays africains et représentent une perte importante de capitaux et de revenus. Ils constituent également un obstacle majeur au développement de systèmes fiscaux efficaces et justes et réduisent les ressources dont disposent les gouvernements pour fournir des services publics tels que l'éducation, les soins de santé et les infrastructures. Les flux financiers illicites accroissent également les inégalités en permettant aux plus riches de dissimuler leur fortune. Enfin, ils favorisent la grande corruption en fournissant les moyens de sécuriser les produits de la corruption et d'en profiter.

Les flux financiers illicites, en particulier ceux liés à la corruption, sont notoirement difficiles à mesurer. Pour soutenir les efforts régionaux et mondiaux de lutte contre ces flux, nous avons identifié les facteurs clés qui rendent les pays africains vulnérables aux flux financiers illicites liés à la corruption.

Compte tenu des difficultés inhérentes au calcul du volume des flux financiers illicites, en particulier ceux qui sont liés à la corruption, nous avons cherché à identifier certains des principaux facteurs de risque qui rendent les pays africains vulnérables aux flux financiers illicites. Nous nous sommes concentrés sur neuf pays : la République du Congo (Congo), la Côte d'Ivoire, l'Éthiopie, le Kenya, Maurice, le Maroc, le Nigeria, l'Afrique du Sud et la Zambie.

Ce rapport explore les connaissances sur les types, les sources et les destinations des flux financiers illicites dans ces pays, et identifie certains des facteurs structurels et de gouvernance qui exacerbent les risques de flux financiers illicites. Il examine également les efforts déployés pour lutter contre les flux financiers illicites dans les pays cibles, en se concentrant sur les éléments clés du régime de lutte contre le blanchiment d'argent.