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Les maîtres des échappatoires

Pendant trop longtemps, les professionnels et les entreprises du secteur non financier ont échappé à la surveillance du public et des autorités de réglementation. Des responsables corrompus du monde entier en ont profité pour employer des avocats, des agents de création de sociétés, des agents immobiliers et des notaires à différents stades du processus de dissimulation, de blanchiment et d'investissement de leurs gains illicites. Le manque de surveillance a également eu pour conséquence que les décideurs politiques n'ont pas été conscients des risques spécifiques posés par ces professionnels et ces entreprises.

Nous avons entrepris un examen approfondi des données accessibles au public afin de mieux cerner le rôle de ces intermédiaires dans la facilitation des flux financiers illicites en provenance d'Afrique, réalisant ainsi la première étude de ce type.

Nous avons recueilli et analysé 78 cas couvrant 33 pays africains. Il s'agit d'affaires dans lesquelles des personnes politiquement exposées de tout le continent sont impliquées dans le siphonnage des produits de la corruption à l'étranger ou dans l'entreposage de leur fortune à l'étranger.

Le rapport identifie des modèles et des tendances dans les études de cas qui illustrent les services fournis, le type et la localisation des facilitateurs. Nous identifions également les principales juridictions à l'intérieur et à l'extérieur de l'Afrique qui jouent un rôle important dans la facilitation des sorties financières illicites du continent.

Notre analyse identifie les services à haut risque et les comportements favorisant la corruption transfrontalière, tout en révélant les lacunes politiques et les angles morts réglementaires qui requièrent l'attention des décideurs.