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PROBLÈMES AU SOMMET

Les pays les mieux classés sur l’IPC comme le Danemark, la Suisse et l’Islande ne sont pas à l’abri de la corruption. Bien que l’IPC montre que les secteurs publics de ces pays sont parmi les moins corrompus au monde, la corruption existe toujours, en particulier dans les cas de blanchiment d’argent et d’autres formes de corruption du secteur privé. Les économies nordiques se distinguent par leurs scores élevés sur l’IPC, le Danemark (87), la Finlande (86), la Suède (85), la Norvège (84) et l’Islande (78) occupant cinq des 11 premières places. Cependant, l’intégrité nationale ne se reflète pas toujours à l’international et en 2019, de nombreux scandales ont démontré que la corruption transnationale est souvent facilitée, permise et perpétuée par des pays nordiques en apparence exempts de corruption.

LES FISHROT FILES

En novembre, l'enquête sur les Fishrot Files a révélé que Samherji, l'un des plus grands conglomérats de pêche d'Islande, aurait soudoyé des fonctionnaires du gouvernement namibien (52) pour obtenir des droits sur des quotas de pêche massive. L'entreprise a créé des sociétés écrans dans des paradis fiscaux tels que les Émirats arabes unis (71), Maurice (52), Chypre (58), l’Angola (26) et les Îles Marshall, dont certaines auraient été utilisées pour blanchir le produit de transactions frauduleuses. De nombreux fonds ont terminé dans des comptes d'une banque publique norvégienne, la DNB, qui aurait permis le transfert d’importantes sommes d’argent dans le cadre de cette manœuvre. La banque fait actuellement l’objet d’une enquête du département norvégien de délinquance économique.

CORRUPTION DANS LES TELECOM

L’année dernière, le géant suédois des télécommunications, Ericsson, a accepté de payer plus d’un milliard de dollars pour régler une affaire de corruption transnationale concernant sa campagne de 16 ans de « cash for contrats » (des contrats contre de l’argent) affectant la Chine (41), Djibouti (30), le Koweït (40), l’Indonésie (40) et le Vietnam (37). Il s’agit de la deuxième plus grosse amende payée aux autorités américaines.

L’AFFAIRE SNC-LAVALIN

Au Canada (77), en baisse de quatre points depuis l’an dernier, un ancien cadre de l’entreprise de construction SNC-Lavalin a été condamné en décembre pour des pots-de-vin versés par l’entreprise à la Libye (18).

LE SCANDALE DE LA DANSKE BANK

À la suite du scandale de blanchiment d’argent à la Danske Bank, la plus grande banque du Danemark (87), de grandes banques comme la Swedbank en Suède (85) et la Deutsche Bank en Allemagne (80), auraient fait l’objet d’une enquête en 2019 pour leur rôle dans le traitement des paiements suspects de clients non résidents à haut-risque, principalement de Russie (28), via l’Estonie (74).À la suite du scandale de blanchiment d’argent à la Danske Bank, la plus grande banque du Danemark (87), de grandes banques comme la Swedbank en Suède (85) et la Deutsche Bank en Allemagne (80), auraient fait l’objet d’une enquête en 2019 pour leur rôle dans le traitement des paiements suspects de clients non résidents à haut-risque, principalement de Russie (28), via l’Estonie (74).

BANQUES SUISSES

De la même manière en Suisse, les autorités mènent actuellement des enquêtes sur plusieurs scandales internationaux de corruption et de blanchiment d’argent impliquant des entreprises et des organisations basées en Suisse, principalement dans les secteurs de la finance, des matières premières et des sports internationaux. À l’automne 2019, Gunvor, un négociant de matières premières établi à Genève, a été condamné à payer la somme record de 94 millions de francs suisses (97 millions de dollars) en lien avec des actes de corruption par ses employés et des fonctionnaires au Congo et en Côte d'Ivoire.

IMPUNITE POUR LA CORRUPTION TRANSNATIONALE

Malgré quelques amendes et poursuites judiciaires notables, les résultats de notre recherche indiquent que l’application des lois contre la corruption transnationale au sein des pays de l’OCDE est terriblement faible. Le rôle démesuré que certaines entreprises jouent dans l’économie de leur pays leur permet d’obtenir des appuis politiques qui l’emportent bien trop souvent sur le sens de responsabilité. Certaines banques et entreprises ne sont pas seulement trop grandes pour faillir, elles sont aussi trop puissantes pour payer. Le cadre de surveillance contre le blanchiment d’argent et les sanctions prévues en cas de violation du réglement sont trop souvent disjoints et inefficaces.

L’IPC met en évidence les endroits du monde où davantage d’efforts en termes de lutte contre la corruption sont nécessaires. L’index montre quels sont les endroits où les entreprises devraient faire preuve d’une responsabilité accrue pour promouvoir intégrité et reponsabilité, et où les gouvernements doivent éradiquer l’influence indue des intérêts privés qui peuvent avoir des effets désastreux sur le développement durable des sociétés.

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