La transparence doit être une priorité en Afrique centrale

Le Conseil National de Transition de la République centrafricaine et la communauté internationale doivent réclamer à la nouvelle présidente, Catherine Samba-Panza, d’inscrire la transparence, la bonne gouvernance et l’intégrité comme priorités.

Après la démission de Michel Djotodia, le leader du groupe rebelle Seleka qui a pris le pouvoir en Mars 2013, le Conseil National de Transition a étu Catherine Samba-Panza comme nouvelle présidente en début de semaine. Ceci est une opportunité pour la république Centrafricaine de prendre une position ferme et durable contre la corruption. Le pays peut soit retourner dans l’inertie de l’instabilité, soit construire un futur stable. L’instabilité politique et la guerre ont fait de ce pays, l’un des plus pauvres du monde. La Centrafrique est classée 180ième sur 187 selon l’Indice de Développement Humain.

Bien qu’il existe une solution démocratique au conflit, la transparence au sein des affaires gouvernementales doit être une priorité afin de restaurer la confiance et de surmonter les difficultés qui empêchent le développement depuis l’indépendance. La réconciliation et les mesures démocratiques impliquent que la transparence soit durable et garantisse une distribution équitable des ressources.

La Centrafrique est riche en or et diamants avec de petites mines artisanales exploitant la plupart des minéraux. Corruption, exploitations illégales et exportations à travers des frontières poreuses ont réduit le budget de l’état.

Transparency International a récemment participé à une réunion organisée par Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique à N’Djamena qui a justement abordé ce problème : l’établissement de mesures anti-corruption dans les pays sortant de conflits. La première recommandation demande que les mécanismes anti-corruption soient mis en place pendant le processus  de négociation de la paix, pendant la transition et évidemment une fois que le gouvernement a été démocratiquement élu.

Il existe un risque que l’aspect religieux du conflit ainsi que le besoin urgent de réconciliation nationale dominent la discussion, ces facteurs font oublier que la mauvaise gouvernance est la source principale de conflit et devrait être traité le plus tôt possible.

Un appel à la communauté internationale

Pendant des années les tentatives de médiation et les opérations de maintien de la paix de la CEMAC  (Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale), la CEEAC (Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale) ou les Nations Unies ont échoué. Les différents intérêts et les accès de violence des pays voisins et n’ont pas permis de résolution démocratique du conflit. Ceci devrait être un appel aux pays de la région pour qu’ils mettent en place des mécanismes de transparence qui permettraient aux richesses d’atteindre toute la population.

Bien que la communauté internationale, à cause de la sévérité du conflit, a généralement tendance à choisir des solutions temporaires au lieu de solutions durables. La résolution du conflit de la république Centrafricaine ne devrait pas détourner l’attention de la communauté internationale de la mauvaise performance en terme de transparence et de lutte contre la corruption dans cette région.

Besoin de vrai changement

La convergence d’importantes ressources naturelles, de longs régimes politiques, la taille géographique de la région sont des éléments qui conduisent à l’instabilité politique et la politique. Selon Transparency International, une raison de l’échec à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement  est la faible gouvernance et la corruption qu’elle induit. Nous demandons aux Nations Unies de faire de la gouvernance une priorité pour le développement après 2015.

Il est temps de faire un vrai changement, il est temps pour de la vraie transparence. Tous les leaders doivent en faire une priorité et mettre en place une stratégie de prévention des conflits – non seulement en Centrafrique, mais aussi pour l’Afrique centrale.

For any press enquiries please contact press@transparency.org

Latest

Support Transparency International

Risky business: Europe’s golden visa programmes

Are EU Member States accepting too much risk in their investor migration schemes?

Future Against Corruption Award 2018

TI is calling on young people across the globe to join the anti-corruption movement. People between the age of 18 and 35 are invited to submit a short video clip presenting their idea on new ways to fight corruption. Three finalists will be invited to Berlin during the International Anti-Corruption Day festivities to be awarded with the Future Against Corruption Award. Apply today!

The Azerbaijani Laundromat one year on: has justice been served?

In September last year, a massive leak of bank records from 2012 to 2014 showed that the ruling elite of Azerbaijan ran a $3 billion slush fund and an international money laundering scheme. One year on, has enough been done to hold those involved to account?

Right to information: knowledge is power

The right to information is vital for preventing corruption. When citizens can access key facts and data from governments, it is more difficult to hide abuses of power and other illegal activities - governments can be held accountable.

Paradise lost among Maldives dodgy land deals

Should tourists run for cover as a storm of corruption allegations sweeps across the Maldives?

Foreign bribery rages unchecked in over half of global trade

There are many losers and few winners when companies bribe foreign public officials to win lucrative overseas contracts. In prioritising profits over principles, governments in most major exporting countries fail to prosecute companies flouting laws criminalising foreign bribery.

Ensuring that climate funds reach those in need

As climate change creates huge ecological and economic damage, more and more money is being given to at-risk countries to help them prevent it and adapt to its effects. But poorly governed climate finance can be diverted into private bank accounts and vanity projects, often leading to damaging effects.

Social Media

Follow us on Social Media