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Close links between business and government pose risks in Europe

25 country report highlights political donations, lobbying

PDF Press release with annex (PDF)

Brussels, 6 June 2012 – Anti-corruption group Transparency International today warned in a new report that the close relationship between business and government has enabled corruption and undermined economic stability in Europe.

The report highlights the gaps in governance that contributed to the financial and political scandals that dogged nearly every European country in the last year. Transparency International called on lawmakers to make lobbying and campaign finance more transparent.

The report Money, Politics, Power: Corruption Risks in Europe highlights a deficit of transparency in the way decisions are made and political groups funded. 19 of the 25 countries surveyed have yet to regulate lobbying, and only ten ban undisclosed political donations outright.

“Across Europe, many of the institutions that define a democracy and enable a country to stop corruption are weaker than often assumed. This report raises troubling issues at a time when transparent leadership is needed as Europe tries to resolve its economic crisis,” said Cobus de Swardt, Managing Director of Transparency International.

Three quarters of Europeans view corruption as a growing problem in their country, according to European Union surveys. The last year saw high profile corruption trials in France and Italy. Political corruption scandals involved MP expenses (UK), pension fraud (Norway), patronage (Czech Republic, Romania) and conflicts of interest (Bulgaria, Finland, Slovenia).

Today’s report is the first comprehensive assessment of the capacity of European countries to fight corruption, investigating more than 300 national institutions across 25 states.

Political parties, business and the civil service performed the worst in the fight against graft and wrongdoing, while state auditors, ombudsmen and agencies tasked with running elections were the best performers. The report also found that Europe enjoys strong and well developed legal systems.

Too many governments are not accountable enough for public finances and public contracts, the latter worth €1.8 trillion in the EU each year. Even worse, only two countries really adequately protect whistleblowers from retaliation should they decide to speak out against suspected crime or other unethical conduct.

With strong watchdogs, auditors, justice systems and law enforcement agencies, Denmark, Norway and Sweden are best protected against corruption. That said, even in these countries some issues remain, particularly in the area of political finance.

  • 12 countries have no ceiling on political donations by individuals,
  • 17 countries lack codes of conduct for parliamentarians, while their public disclosure of interests and assets is limited in 11.
  • There are barriers for people who want to access public information in 20 countries.

European governments should close these loopholes, Transparency International said.

Transparency International also called on the EU to set an example by adopting robust rules inside its own institutions.

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Transparency International is the global civil society organisation leading the fight against corruption

National reports, photographs and quotes from the press conference are available at:
http://www.transparency.org/news/feature/enis

Note to editors: Corruption Risks in Europe brings together the National Integrity Systems (the effectiveness of institutions and gaps that could allow corruption to occur) assessments of 25 European countries carried out in 2011: Belgium, Bulgaria, the Czech Republic, Denmark, Estonia, Finland, France, Germany, Greece, Hungary, Ireland, Italy, Latvia, Lithuania, the Netherlands, Norway, Poland, Portugal, Romania, Slovakia, Slovenia, Spain, Sweden, Switzerland and the UK. It is part of a pan-European anti-corruption initiative, supported by the European Commission home affairs department.



Europe : liaisons entreprises/gouvernements dangereuse

Un rapport couvrant 25 pays montre du doigt les contributions politiques et les activités de lobbying

PDF Communiqué de presse avec annexe (PDF)

Bruxelles, 6 juin 2012 – Dans un rapport publié aujourd’hui, l’organisation anti-corruption Transparency International démontre que les relations étroites entre entreprises et gouvernements ont favorisé la corruption et entravé la stabilité économique en Europe.

Le rapport met en avant les lacunes en matière de gouvernance, qui ont contribué aux scandales politico-financiers ayant ébranlé presque tous les pays européens l’année dernière. Transparency International appelle les législateurs à accroître la transparence des activités de lobbying et du financement des campagnes électorales.

Le rapport, intitulé Argent, pouvoir et politique : les risques de corruption en Europe, souligne un déficit de transparence dans les prises de décisions et le financement des partis politiques. 19 pays sur les 25 examinés n’ont toujours pas réglementé les activités de lobbying et seulement 10 d’entre eux interdisent totalement les contributions politiques non déclarées.

« En Europe, nombre d‘institutions qui caractérisent une démocratie et permettent à un pays de combattre la corruption sont plus faibles que ce que l’on croit. Ce rapport soulève des questions préoccupantes à un moment où l’Europe a besoin d’une culture politique de transparence pour sortir de la crise économique », déclare Cobus de Swardt, directeur exécutif de Transparency International.

Trois quarts des Européens considèrent que la corruption est un problème croissant dans leur pays, selon plusieurs enquêtes de l’Union européenne. Des procès retentissants pour faits de corruption se sont tenus l’an dernier en France et en Italie. Des scandales de corruption politique ont éclaté concernant les dépenses des parlementaires (Royaume-Uni), les fraudes sur les retraites (Norvège), le clientélisme (République Tchèque, Roumanie) et les conflits d’intérêt (Bulgarie, Finlande, Slovénie).

Le rapport publié aujourd’hui constitue la première étude exhaustive sur la capacité des pays européens à combattre la corruption. Au total, plus de 300 institutions nationales ont été examinées au sein de 25 pays.

Les partis politiques, les entreprises et la fonction publique sont les institutions les moins performantes en matière de la lutte contre les pots-de-vin et les mauvais agissements, tandis que les cours des comptes, les médiateurs et les organes chargés de l’organisation des élections sont les meilleures. Le rapport relève par ailleurs que l’Europe bénéficie de systèmes juridiques solides et bien développés.

Trop de gouvernements ne rendent pas suffisamment compte de leurs agissements en matière de finances publiques et de contrats publics, ces derniers représentant 1.800 milliards d’euros chaque année dans l’UE. Pire encore, deux pays seulement protègent efficacement les lanceurs d’alerte contre les mesures de représailles lorsqu’ils dénoncent de possibles délits ou d’autres conduites malhonnêtes.

Dotés d’organes de contrôle et de systèmes judiciaires solides, de commissaires aux comptes efficaces et d’organismes chargés d’assurer le respect de la loi performants, le Danemark, la Norvège et la Suède sont les pays les mieux protégés contre la corruption. Cependant, même au sein de ces pays, des problèmes demeurent, en particulier dans le domaine du financement politique.

Parmi les autres risques de corruption en Europe :

  • 12 pays ne prévoient pas de plafonnement pour les contributions politiques individuelles ;
  • 17 pays ne disposent pas d’un code de conduite pour les parlementaires, tandis que dans 11 d’entre eux, la déclaration publique des biens et des intérêts est limitée ;
  • dans 20 pays, les personnes souhaitant accéder à des informations publiques se heurtent à des obstacles.

Pour Transparency International, « les gouvernements européens doivent remédier à ces lacunes ».

Transparency International appelle également l’UE à montrer l’exemple en adoptant des règles fermes au sein de ses propres institutions.

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Transparency International est la principale organisation de la société civile qui se consacre à la lutte contre la corruption.

Les rapports nationaux, les photos et les citations de la conférence de presse sont disponibles à l’adresse suivante :
http://www.transparency.org/news/feature/enis

Note aux rédacteurs : Les risques de corruption en Europe rassemble les évaluations des Systèmes nationaux d’intégrité (l’efficacité des institutions et les lacunes favorisant la corruption) de 25 pays européens, menées en 2011 en Allemagne, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Norvège, Pays-Bas Pologne, Portugal, République Tchèque Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède et Suisse. Ce rapport fait partie d’une initiative anticorruption paneuropéenne soutenue par le service des affaires intérieures de la Commission européenne.

Media contacts

Transparency International
Secretariat Press Office

Berlin, Germany
Contact: Thomas Coombes
T. +49 030 3438 20666
E. press@transparency.org

Transparency International
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Brussels, Belgium
Contact: Jana Mittermaier
T. +32 2 2358 621
E. brussels@transparency.org

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