Afrique sub-saharienne
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| L’alliance entre une abondance de ressources naturelles, une longue expérience de gouvernements autocratiques et non redevables auprès de leur population, des conflits et crises partout dans le continent ont posés des défis majeurs à la gouvernance et la lutte contre la corruption en Afrique. La situation est telle qu’aujourd’hui plusieurs noms de pays sont pratiquement devenus synonymes de corruption. (Source de la carte: wikipedia) |
Dans le même temps, les problèmes de développement économique auxquels font face les pays d’Afrique sub-saharienne sont énormes : c’est la seule région dans le monde où la pauvreté s’est accrue au cours des 25 dernières années et près de la moitié de la population totale du continent, estimée à 840 millions de personnes, vivent sous la ligne de pauvreté absolue, établie à 1 dollar américain par personne et par jour. Vingt-deux des trente-huit pays les plus lourdement endettés au monde (PPTE) se situent sur le continent africain. En plus des problèmes de corruption, les conflits armés prolongés, l’épidémie de VIH/SIDA ainsi que la détérioration des termes de l’échange des produits primaires non minéraux contribuent à aggraver les nombreux défis rencontrés par la région.
Corruption – l’un des principaux défis de la région
Malgré de récents progrès en termes de démocratie et de droits de l’homme dans un certain nombre de pays africains, la corruption demeure l’un des plus importants défis à relever pour l’ensemble des pays du continent. D’importants gisements de ressources naturelles se sont relevés trop tentants pour certaines élites et multinationales. Mais l’aide publique au développement fournit par les agences nationales et multinationales n’a pas non plus été exempte d’abus et de corruption. La prestation de services publics est inégalement répartie et souvent de faible qualité, et les fonctionnaires sont souvent si mal payé qu’ils sont parfois recours à la «petite» corruption pour survivre. Les institutions supposées assurer un certain équilibre des pouvoirs au sein du système sont bien souvent limitées par un manque de ressources et d’indépendance.
La lutte contre la corruption
Les perspectives d’adoption de réformes systématiques à même de faire reculer la corruption varient considérablement selon les pays. Malheureusement, dans la plupart des pays de la région, les gouvernements n’ont pas la capacité, ou la volonté, de faire face efficacement à la corruption, et les progrès sont lents, même dans les pays où la volonté politique à engager des réformes est présente. Par ailleurs, le niveau de développement et d’organisation de la société civile varie également considérablement. Toutefois, cette dernière, et ceci dans l’ensemble de la région, tend à devenir plus active et concernée par les questions de corruption et de gouvernance. Les médias dans de nombreux pays africains sont indépendants et critiques et le thème de la corruption est aujourd’hui publiquement débattu.
Le travail de Transparency International dans la région
Avec une plus grande marge de manœuvre pour la société civile et une plus grande liberté des médias, les sections nationales de TI dans la région, en poussant pour une plus grande responsabilité de la part du gouvernement et pour l’adoption de réformes dans les domaines de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques, sont devenues des piliers de l’intégrité nationale dans leur pays respectifs.
Informations supplémentaires
Une base de données consultable de toutes les réponses d’experts du U4 Anti-Corruption Helpdesk publiées et concernant les pays d’Afrique sub-saharienne est disponible ici.
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